Maladie de Verneuil, un changement de paradigme. Les nouvelles recommandations européennes sur la maladie de Verneuil suggèrent un plus large recours à la biothérapie, en préconisant de traiter plus vite et plus fort. Agir sur le maintien du traitement au long cours est essentiel, le taux d’abandon est aujourd’hui élevé. Dans ce cadre, il faut identifier et corriger les facteurs associés à la perte de réponse au traitement, le tabagisme étant au premier plan. À l’inverse, la chirurgie est un facteur positif de survie médicamenteuse. Elle garde ainsi une place essentielle pour les tunnels et fistules, qui persistent sous biothérapie.
Le Tada pour les dermoscopistes non experts. Le Tada, algorithme dermoscopique de triage et d’amalgame, a été développé pour les dermoscopistes non experts, notamment les médecins généralistes qui souhaitent se former à la dermoscopie. Il propose une démarche en trois étapes : la première étant celle du tri pour identifier trois lésions bénignes fréquentes (angiome, dermatofibrome, kératose séborrhéique) qui permet de réassurer, la deuxième celle de la reconnaissance d’un désordre architectural et d’un patron en éclat d’étoile, qui doit faire référer pour biopsie, et la troisième, qui fait également référer le patient, l’identification de cinq indices (couleur bleue noire ou grise, structure blanche, réseau inversé, ulcères/érosions, vaisseaux sanguins). Sa sensibilité globale est de 91,7 % et sa spécificité globale de 81,4 %.
Un PNDS pour le Dress. Un nouveau Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) pour le Dress de l’adulte et de l’enfant a été publié en 2024. Son objectif : expliciter pour les professionnels de santé la prise en charge optimale de ce syndrome qui débute généralement par des signes généraux (fièvre, syndrome pseudo-grippal, etc.), pouvant précéder l’éruption cutanée de plusieurs jours (œdème infiltré du visage et du corps, aspects variables allant de l’exanthème maculopapuleux plus ou moins infiltré et étendu à l’érythrodermie). Elle peut parfois être fruste, n’éliminant pas le diagnostic. S’y associent des adénopathies et une fièvre souvent élevée et persistante. Si l’hyperéosinophilie est caractéristique, elle n’est pas constante (absente dans 20 % des cas). 30 % des Dress n’ont ni hyperéosinophilie, ni hyperlymphocytose à l’admission.
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