Les études de santé conservent une cote extrêmement élevée mais un peu moins que l'année dernière… Selon le bilan statistique de l'administration universitaire francophone et européenne en médecine et odontologie (AUFEMO), réalisé pour la conférence des doyens et que « le Quotidien » s'est procuré, exactement 59 257 étudiants se sont inscrits en première année commune aux études de santé (PACES) pour 2018-2019 contre 59 753 l'année précédente.
Après une nette augmentation l'an passé (+2 %), le nombre d'inscrits est donc cette fois légèrement en repli (-0,83 %). Au total, les 42 UFR de médecine comptent 496 candidats inscrits en moins par rapport à 2017-2018.
Dans un climat d'incertitude autour des réformes des études de santé en cours, « la baisse est vraisemblablement due aux annonces faisant état d'une suppression du numerus clausus,il y a même eu des annulations d'inscription dans l'espoir d'une telle réforme », analyse Gilbert Vicente, président de l'AUFEMO.
La tendance générale reste équilibrée puisque 19 facultés perdent des postulants en PACES alors que 23 en gagnent (pour une place dans l'une des filières contingentées – médecine, maïeutique, pharmacie, odontologie).
Plus de 3 000 étudiants à Lille 2
La faculté de Lille 2 reste la PACES la plus fournie de France avec 3 270 inscrits alors que ses effectifs baissent de 6 % (-215 étudiants). Juste derrière, Montpellier-Nîmes accueille 3 104 étudiants (+5,4 %, soit 159 étudiants supplémentaires). Bordeaux (2 958 étudiants), Marseille (2 876) et Paris Sorbonne (2 334) affichent toujours des promotions pléthoriques.
Parmi les 42 facultés, une douzaine enregistrent une forte baisse des étudiants primants dont Lille 2 (-238), Paris V-Descartes (-212), Brest* (-155), Bordeaux (-101). A contrario, 27 facultés voient leur effectif de primants grimper dont les Antilles (+182), Paris XII-Créteil (+165), Nancy-Lorraine (+160) et Saint-Denis-Réunion (+124).
Côté redoublants, le nombre de jeunes inscrits diminue : 17 954 jeunes se donnent une nouvelle chance au concours cette année contre 18 367 en 2017-2018.
Le numerus clausus, définissant le nombre de place maximum pour entrer en seconde année de médecine, n'est pas encore connu. En 2018, 8 205 carabins avaient été admis en deuxième année de médecine à l'issue de l'année universitaire.
Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé la suppression de la PACES et du numerus clausus en 2020.
* PACES adaptée
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