Le Medef a présenté mercredi des propositions pour réformer le système de santé, notamment une refonte de son financement axée sur un transfert de la couverture réalisé par l'Assurance maladie vers les complémentaires et sur-complémentaires. Face à un système déficitaire et qui n'est «pas soutenable dans la durée», selon l’organisation patronale, le Medef propose en effet d'ouvrir une «réflexion d'ensemble sur le partage entre ce qui relève de la solidarité nationale» la mutualisation et la responsabilité individuelle.
Le Medef développe plusieurs modèles de financement, privilégiant un scénario dit «réaliste» basé sur trois piliers : assurance maladie, complémentaires et assurés. La mise en oeuvre de ce scénario «se traduirait par une diminution des dépenses d'assurance maladie obligatoire de l'ordre de 25 à 30 milliards d'euros d'ici 2017 sans diminution de la qualité, de la sécurité et de l'accès aux soins», assure le Medef. Ce schéma conduirait à une baisse des cotisations maladies (acquittées jusqu'à présent à hauteur de 12,80% par les entreprises, 0,75% par les salariés).
Et concernant les dépenses, il s’articule autour d’un premier pilier bâti après une redéfinition du «panier de soins» remboursés par la Sécu. Le Medef propose de le «recentrer» sur les soins et services «essentiels», ce qui représenterait 10 milliards d'économie. Le deuxième pilier serait un socle obligatoire pour les seuls salariés du privé au niveau du panier de soins défini par l'accord national interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l'emploi. Le reste de la couverture santé serait à la charge des assurés qui pourraient se tourner vers des «sur-complémentaires».
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes