1. « La Guyane, Mayotte et Saint-Martin connaissent des difficultés particulièrement inquiétantes. Par exemple, Mayotte ne dispose que d’un seul centre hospitalier et compte 80 médecins pour 100 000 habitants, alors que la moyenne nationale se situe à 437. »
2. « À l’hôpital, le fait que le personnel soignant vienne essentiellement des villes ou de l'hexagone, et ne parle pas la langue des patients, entraîne des retards de prise en charge et un manque d’adhésion au traitement. 80%des personnes soignées à l’hôpital de Cayenne ne maîtrisent pas le français, et l’interprétariat y est très peu présent. Le diagnostic se fait très souvent dans un «bricolage» linguistique qui provoque des malentendus. »
3. « Au CHU de la Martinique, l'unique médecin du service d'hématologie étant indisponible, alors quequatre médecins seraient nécessaires au fonctionnement régulier du service, les patients ont été réorientés vers des soins à domicile ou en cabinets médicaux. Au Centre hospitalier universitaire de Pointe-A-Pitre Les Abymes, il manque 56 praticiens hospitaliers, ce qui complique les gardes et entraîne le recours de plus en plus fréquent à des évacuations sanitaires. La pénurie de médecins et le manque de moyens donnent une mauvaise image et dégradent la confiance que les patients portent à l'hôpital, ce qui amène ceux qui en ont les moyens à se tourner vers les hôpitaux de l'hexagone ou les établissements privés. »
Rapport « L’accès aux services publics dans les Outre-mer », qui vient d’être remis au CESE par ses rapporteures Michele Chay et Sarah Mouhoussoune.
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