La ministre riposte et l'entourage de François Fillon s'en mêle… Les affiches de la campagne de prévention contre le sida montrant des couples d'homosexuels sur les abribus n'en finissent pas de susciter la polémique. Alors qu'une dizaine de villes sur les 130 où cette campagne est diffusée auraient -selon l'AFP- écrit à la société JC Decau pour demander de retirer les affiches, Marisol Touraine a annoncé mardi saisir la justice. "Pour la santé publique et contre l'homophobie, je saisis la justice après la censure par certains maires de la campagne de prévention du VIH", a écrit la ministre sur Twitter, en réaction notamment à un arrêté d'interdiction pris par la municipalité, (Les Républicains) d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis ou d'Angers.
La campagne, lancée par le ministère des Affaires sociales et de la Santé, met en avant des couples d'hommes ou de femmes qui s'enlacent avec des messages tels que "Aimer, s'éclater, s'oublier. Les situations varient. Les modes de protection aussi". Dès le début de sa diffusion, les Associations Familiales Catholiques (AFC) avaient émis le week-end dernier de vives protestations.
En marge du point de presse hebdomadaire au QG de François Fillon, Isabelle Le Callennec, députée LR et soutien du candidat a, elle aussi, critiqué la campagne : "Ce n'est pas neutre. Il y a un message en plus du message.) Je voudrais savoir pourquoi on a choisi cette campagne-là, si l'agence de pub en a proposé d’autres et pourquoi on a retenu celle-là. Elle est très suggestive". Et de poursuivre, attaquant la majorité : "Il y a un message électoral en direction d'une communauté.) les socialistes sont prêts à tout", a-t-elle aussi déclaré, affirmant avoir reçu "des appels de parents, de familles, qui sont choqués".
"Par principe, nous ne sommes jamais contre une campagne d'information sur le VIH, la seule chose c'est que cette campagne doit être bien sûr respectueuse et doit s'inscrire dans le cadre de la loi", a déclaré un autre porte-parole du candidat à la primaire de la droite, Jérôme Chartier. Isabelle Le Callennec a déclaré qu'elle demanderait des explications sur le choix des affiches et le coût de la campagne au ministère de la Santé, en tant que membre de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.
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