Une fois n’est pas coutume, l’étude phare du Congrès de l’Asco ne portait pas cette année sur l’efficacité de telle ou telle molécule dans tel ou tel cancer, mais sur l’intérêt d’un suivi rapproché des effets secondaires des chimiothérapies par Internet.
Web-surveillance Dans cet essai randomisé, les patients étaient invités à rapporter, via une application Web disponible sur smartphone ou tablette, la survenue éventuelle d’un ou plusieurs des douze effets secondaires fréquents retenus par les auteurs et à en coter l’intensité. En cas de symptômes sévères, un mail était envoyé automatiquement à une infirmière qui intervenait en temps réel si nécessaire. Les effets secondaires moins graves étaient abordés lors de la consultation avec le médecin. Les résultats présentés en session plénière et publié dans le Jama sont surprenants puisque cette « Web-surveillance » a permis d’augmenter la survie de 5 mois par rapport à une gestion des effets secondaires plus « classique » (31,2 mois vs 26). « Soit mieux que les gains de survie observés avec plusieurs médicaments anticancéreux approuvés cette année par la FDA », s’est félicité le Dr Ethan Basch (New York) qui a coordonné l’étude.
Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer ce bénéfice qui pourrait s’expliquer à la fois par un moindre retentissement direct des effets secondaires sur la santé des patients, mais aussi par un taux d’abandon plus faible des traitements pour mauvaise tolérance. Une meilleure gestion des effets indésirables pourrait aussi permettre au patient de rester plus actif.
« ll s’agit de résultats très intéressants, commente le Pr Le Tourneau. Les nouvelles technologies peuvent être utiles pour être au plus proche du patient, permettre un signalement plus précoce des symptômes et ainsi rendre leur prise en charge plus efficace par le personnel médical. »
Une appli vole la vedette aux médicaments
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