C'est vous qui le dites

« La décision de me déconventionner est apparue après neuf mois d'installation »

Publié le 08/07/2023

Coup de gueule, coup de cœur, avis d’expert ou témoignage… La rédaction du « Quotidien » distingue chaque semaine un ou plusieurs commentaires, parmi les centaines postés au fil des jours par les lecteurs internautes.

Ce médecin a choisi de se déconventionner. Il s’en est expliqué dans « Le Quotidien », avant de prolonger la discussion avec ses confrères sur notre site.

La décision de me déconventionner est apparue après neuf mois d'installation, après une file active de 1900 patients, donc j'avoue volontiers être un peu à part dans votre raisonnement. Mes collègues (oui car en fait, les journaux pourront refaire un article parce qu'on est 3 à passer en secteur 3 et non 2) sont installés depuis environ 5 ans et dans leur cas comme le mien, les patients sont au contraire très discrets, très peu osent me dire qu'ils comptent quitter ma patientèle et ceux qui se le permettent sont loin de manifester quelque mécontentement que ce soit. Ils comprennent mais regrettent ma décision qui les contraint à partir. Il n'y aura pas de retour en arrière pour ma part, car j'estime qu'il vaut mieux ne pas travailler que de risquer un jour de travailler mal, et en plus devoir se forcer. (Ce qui ne veut pas dire que mes confrères secteurs I travaillent mal, mais que pour ma part rester en secteur I me ferait prendre un risque de mal travailler et peut-être même de prendre des risques stériles en me rebellant contre la Sécu, qui me tiendra par les couilles avec cette convention et elle sera dans son droit).
PS : Je n'ai rien contre la CPAM locale qui ne m'a jamais embêté. Je connais même des gens qui y travaillent. Je suis plus en retrait avec les politiques de serrage de boulons qui ont commencé bien avant que je naisse.

Message posté le 4 juillet 2023. Voir tous les commentaires sur le sujet : « Dans un village de Haute-Marne, un deuxième généraliste se déconventionne, la collectivité « comprend » la colère des médecins »


Source : lequotidiendumedecin.fr