Le Sou médical a ouvert 93 dossiers depuis le début de l’affaire Mediator ; 65 médecins généralistes sont concernés, ainsi que 18 endocrinologues, et 8 cardiologues (deux autres spécialités non précisées).
Surprise, il n’y a pas que des prescripteurs dans le lot. Treize médecins sont mis en cause sans avoir prescrit la moindre pilule de Mediator aux plaignants, qui leur reprochent de ne pas être intervenus afin d’interrompre le traitement prescrit par un autre praticien. Dans une quarantaine de dossiers, on ignore, à ce stade, si le prescripteur a respecté l’indication du Mediator. Une vingtaine de médecins poursuivis ont prescrit le Mediator hors AMM de façon « possible ou certaine », selon les termes de l’assureur. À ce jour, 17 sociétaires du Sou médical ont fait l’objet d’une assignation en justice ; les demandes d’expertise sont en cours. Certains prescripteurs ont été convoqués par la police ces dernières semaines, qui a photocopié des dossiers médicaux.
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