L'objectif de dépenses de santé liées à l'épidémie de Covid-19 pour 2022, fixé à 4,9 milliards d'euros, « risque d'être significativement dépassé », selon le comité d'alerte indépendant sur l'évolution des dépenses d'assurance-maladie. Tout en rappelant l'incertitude élevée liée au développement de l'épidémie, le comité constate déjà certains dérapages pour l'année en cours, dans un avis daté de vendredi.
L'instance évoque un versement à Santé publique France « de 1,2 milliard d'euros non couvert par cette provision » (de dépenses Covid) et principalement voué à honorer les commandes de vaccins et de médicaments anti-Covid passées fin 2021. Le comité cite aussi les dépenses liées aux tests qui, à la fin du premier trimestre, « dépassent de 0,5 milliard d'euros la provision annuelle » de 1,6 milliard, du fait du rebond épidémique de début d'année. Il y a en outre l'envolée des arrêts de travail qui, sur janvier et février seulement, atteignent 600 millions d'euros (sans être couvertes par la provision).
Hors crise sanitaire, le comité appelle à un « suivi attentif » des principaux postes de dépenses, « qui progressent plus rapidement que la moyenne ». Il indique avoir pris note « des revalorisations salariales en faveur des professionnels de la filière socio-éducative pour un coût supplémentaire de 350 millions d'euros dès 2022 » mais aussi de l'annonce par le gouvernement, le 14 mars, d'une revalorisation salariale dans la fonction publique d'ici à l'été.
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