À la veille de la reprise des négociations conventionnelles, ce mercredi 25 mai, le Syndicat national des médecins vasculaires (SNMV) prévient qu'il ne veut pas entendre parler d'une quelconque nouvelle décote de ses tarifs dans la prochaine convention médicale, qui serait « injuste et destructrice ».
« Toute signature d'un accord acceptant des baisses tarifaires en contrepartie de quelque mesure démagogique incitative serait scélérate ! », souligne le Dr Bruno Guilbert, président du SNMV, dans un courrier dont « le Quotidien » a eu copie.
Le syndicat s'inquiète par avance d'éventuelles « variations positives et négatives des tarifs ». Il redoute également que les radiologues soient « tentés d'orienter les décotes vers des actes qu'ils pratiquent peu, par exemple les échographies vasculaires ».
La peur du coup de rabot
Or, les écho-Doppler représentent les trois quarts des revenus des médecins vasculaires et sont réalisés à 80 % par ces praticiens, explique le Dr Guilbert. Le tarif des écho-Doppler n'a pas été réévalué depuis 1989, précise le SNMV. Pire, la rémunération d'un écho-Doppler des artères rénales a récemment fait l'objet d'un coup de rabot, passant de 76 à 70 euros.
Sur leurs gardes, les médecins vasculaires, qui sont désormais une spécialité à part entière avec leur propre DES, demandent à être associés aux discussions avec l'Assurance-maladie lorsque sera abordé l'avenir de leur spécialité.
Refusant de « travailler à perte », ils demandent à la CNAM de « rouvrir le secteur II » « si elle n'est plus en capacité de rembourser les actes à leur prix », et aux complémentaires de « payer les soins ».
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