« Au moment où je m'exprime, 80 personnes sont mortes, 84 exactement, et une cinquantaine de personnes sont encore en urgence absolue, c'est-à-dire entre la vie et la mort », a déclaré François Hollande, vendredi 15 juillet depuis la préfecture des Alpes-Maritimes, suite à l’attentat survenu à Nice dans la soirée du 14 juillet.
« Nous avons vu des blessés, de nombreux blessés, qui ont surtout des images effroyables encore dans la tête, et qui, s'ils souffrent dans leur chair, souffrent encore davantage pour cette brûlure psychologique », a ajouté le président, qui sortait d'une visite à l'hôpital Pasteur de Nice accompagné de Manuel Valls, du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la ministre de la Santé, Marisol Touraine.
Au total, « 188 patients ont été pris en charge dans les établissements de santé des Alpes-Maritimes », a précisé la Direction générale de la Santé (DGS) dans un communiqué. « 48 d'entre eux sont en urgence absolue, dont 25 en réanimation ».
Parmi les victimes, de nombreux enfants
« Parmi ces victimes, il y a des Français, il y a aussi beaucoup d'étrangers, venus là encore de tous les continents, et il y a beaucoup d'enfants, de jeunes enfants », a aussi relevé le chef de l'État. Selon François Molin, procureur de la République de Paris, 10 enfants et adolescents font partie des personnes décédées.
Un dispositif de prise en charge médico-psychologique a été mis en place à Nice sur plusieurs sites afin d’accompagner les familles et les patients impliqués. Une ligne téléphonique interministérielle d’aide aux victimes et leurs proches a été ouverte par le ministère des affaires étrangères et du développement international : 01 43 17 56 46. Près de 7 500 appels ont d’ores et déjà été traités indique ce dernier dans un communiqué.
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