Il fallait s’y attendre : le ministère de la Santé a décidé de suspendre l’élection du Dr Gérard Maudrux à la présidence de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) ainsi que de tous les membres du bureau et des commissions. Dans un courrier du 1er octobre, le ministère gèle l’intégralité des décisions prises par le conseil d’administration de la CARMF le 12 septembre dernier.
Lors de cette réunion, le conseil d’administration avait tenté un coup de force en portant le Dr Maudrux à la présidence de la CARMF, faisant fi d’un récent décret limitant à trois le nombre maximal de mandats des présidents de caisse des professions libérales.
Élu avec 24 voix sur 28 (sans s’être présenté), le Dr Maudrux, 66 ans, avait fait savoir qu’il acceptait de rempiler pour 18 mois à la tête de la CARMF, avant de passer la main à son vice-président, le Dr Thierry Lardenois, médecin généraliste en Moselle.
Mis en quarantaine
Mais le ministère de la Santé ne l’a pas entendu de cette oreille et tient à faire appliquer son décret.
« Je ne suis pas viré, je suis suspendu, confie non sans malice Gérard Maudrux au « Quotidien ». La décision finale, que tout le monde connaît, sera rendue par le ministère dans 40 jours, après les élections professionnelles. » Le Dr Maudrux estime que cette suspension est « purement arbitraire », et « non motivée ».
Le conseil d’administration avait estimé après analyse juridique que le décret n’était pas rétroactif et n’empêchait pas un processus électoral déjà engagé.
L’inoxydable patron de la CARMF n’a toujours pas l’intention de se « coucher devant une dictature administrative ». Un recours devant le Conseil d’État est envisagé mais le chirurgien urologue retraité, lucide, n’en attend rien avant deux ans...
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