L’INSTITUT national d’études démographiques (INED) lance sa première enquête sur les conditions de la fin de vie en France. Cette étude est conduite en mai et juin auprès de plusieurs milliers de médecins ayant rempli un certificat médical de décès en décembre 2009, quel que soit le lieu du décès (hôpital, domicile, voie publique).
Bénéficiant du soutien de la Direction générale de la santé et du Conseil national de l’Ordre des médecins, l’INED veut apporter des données objectives sur les conditions de la fin de vie en France. L’enquête porte notamment sur la diffusion des soins palliatifs, le traitement de la douleur, la nature des décisions médicales (arrêt ou limitation de traitements, sédation, etc.) et sur les conditions dans lesquelles sont prises ces décisions, compte tenu de la loi Leonetti de 2005 (collégialité, directives anticipées...). Le protocole (fdv.site.ined.fr) garantit strictement l’anonymat du médecin et du patient décédé, précise l’INED.
Les résultats « devraient être disponibles en octobre/novembre », indique Sophie Pennec, la coresponsable de l’enquête, menée avec le concours de l’INSERM et de l’Observatoire de la fin de vie. Les auteurs soulignent l’importance de la participation des médecins interrogés, « car c’est de cette participation que dépendra la représentativité et donc la qualité de cette enquête, inédite en France à cette échelle ».
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