Les députés épuisés par des cadences infernales ? Médecins et carabins ont parfois la dent dure

Par
Publié le 08/06/2018
rugy

rugy
Crédit photo : S. Toubon

Le « SOS » des députés épuisés n'a pas échappé au secteur médical, habitué de longue date aux horaires à rallonge. C'est François de Rugy, président de l'Assemblée nationale, qui a protesté cette semaine contre l’embouteillage de textes parlementaires, les semaines de « 80 heures » et les cadences infernales au Palais Bourbon. Il propose à la conférence des présidents de« mettre de l'ordre dans l'ordre du jour » afin de travailler dans de meilleures conditions, a-t-il expliqué le 6 juin sur « Europe 1 ». Une des revendications est de ne plus siéger le samedi et le dimanche. 

 

 

Sauf que... Certains médecins ont été peu cléments, voire franchement caustiques, sur la question sensible du temps de travail. Le Dr Jérôme Marty, président de l'UFML Syndicat, a suggéré aux élus de regarder ce qui se passe dans le secteur de la santé.  

 D'autres réactions n'ont pas tardé, entre ironie et exaspération. 

Interrogé par nos confrères de « 20 minutes », le Dr Thomas Mesnier, député LREM et urgentiste, est bien placé pour donner son avis, étant à la fois médecin et député. « On travaille beaucoup ces derniers temps, mais on est là pour ça. On avait promis pendant la campagne de lancer des cycles de réformes importants. Travailler 24h de suite, je sais ce que c’est en tant qu’ancien urgentiste, et ça ne me pose pas de problème », commente-t-il. Un message à ses collègues parlementaires ?  


Source : lequotidiendumedecin.fr