Un deuxième cœur artificiel Carmat a été greffé dans le plus grand secret au centre hospitalier de Nantes, il y a trois semaines, par l’équipe du Pr Daniel Duveau. « Les nouvelles seraient plutôt bonnes même si on ne sait pas grand chose de l’état du patient implanté et de sa pathologie initiale », selon le journal Libération qui révèle l’information.
La première implantation avait eu lieu le 18 décembre dernier, à l’hôpital européen Georges Pompidou, sous le scalpel du Pr Christian Latrémouille, assisté du Pr Duveau, celui-là même qui vient d’officier à Nantes. Ce premier patient âgé de 76 ans est décédé 75 jours après l’implantation suite à une défaillance technique – sorte de « court-circuit » - de son cœur Carmat. Le critère de succès retenu pour ce premier essai était la « survie à 30 jours » des patients et qu' « avec 74 jours de survie », la société Carmat a donc estimé que cette première implantation était « probante ».
Du reste, en juillet dernier, la société annonçait qu’elle avait été autorisée à reprendre les essais de son cœur artificiel. Le comité de protection des personnes, le comité de sécurité ainsi que les autorités réglementaires ayant émis un avis favorable à la reprise du recrutement de trois autres patients .
Les choses ont donc suivi leur cours, puisqu’il y a tout juste un an, l’ANSM donnait son feu vert à l’implantation de 4 cœurs bioprothétiques Carmat chez des patients en insuffisance cardiaque terminale, avec un pronostic vital engagé et ne bénéficiant d'aucune alternative thérapeutique. Les essais devaient se dérouler à l'hôpital européen Georges Pompidou de Paris, au Centre chirurgical Marie Lannelongue du Plessis-Robinson et à l'hôpital Laënnec-Nord du CHU de Nantes.
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