Une équipe internationale publie dans « Nature Communications » les premières images en 3D du lien entre l’insuline et son récepteur à la surface des cellules (1). Elles révèlent une géographie inconnue de ce récepteur et la façon dont l’insuline s’y positionne, des informations qui à l'avenir pourraient permettre de synthétiser des analogues de l’insuline ayant une affinité bien plus étendue qu’aujourd’hui.
Le récepteur de l’insuline est composé de deux sous-unités (dites α), à l’extérieur de la cellule (en jaune et rouge sur la vidéo). Ce sont elles qui se lient à l’insuline (en vert sur la vidéo). Il comporte également deux sous-unités (ß) à l’intérieur de la cellule (non visibles), dotées d’une activité enzymatique. La liaison de l’insuline au récepteur déclenche la modification de la configuration de ce dernier et son activité enzymatique. Cela aboutit au « signal insuline » et à ses conséquences : transport de glycogène, régulation de la lipogenèse, de la lipolyse, etc.
700 000 images en 2D
Or la configuration de cette liaison n’était jusqu’ici pas connue. Pour en connaître les détails, il a fallu créer un grand nombre de combinaisons insuline-récepteur et les « figer » de manière à les photographier sous toutes les coutures. Cette approche a été possible grâce à l’utilisation de la cryo-microscopie électronique, une forme de microscopie électronique à transmission réalisée à partir d’un échantillon non pas coloré mais congelé. À partir des 700 000 images en 2D obtenues, l’équipe a réalisé un modèle atomique en 3D.
(1) F. Weis et al., Nature communications, 9, 4420, 2018.
Crédit : Walter and Eliza Hall Institute of Medical Research
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