Le microbiote cutané était à l’honneur des dernières Journées dermatologiques de Paris, avec notamment la présentation de nombreux travaux qui étayent le rôle de la dysbiose dans la survenue de l’acné. Ce constat ouvre la porte à de nouvelles approches thérapeutiques et conforte les recommandations thérapeutiques actuelles, reléguant au second plan les antibiotiques topiques, qui tendent à aggraver le déséquilibre de la flore.
« Contrairement à ce que l’on a longtemps cru, la bactérie saprophyte Cutibacterium acnes (dont le rôle est de maintenir le pH acide de la peau) ne prolifère pas dans le follicule sébacé pour créer des lésions sévères d’acné », a expliqué le Pr Brigitte Dréno, chef du service de dermatologie du CHU de Nantes, lors des Journées dermatologiques de Paris (3-7 décembre 2019). C’est en réalité une perte de diversité des phylotypes de C. Acnes qui est en cause, avec la prédominance de l’un d’entre eux, le phylotype IA1, observée chez 70 % des acnéiques, « chez l’adolescent…Dossier
JDP 2019
L’acné, une maladie du microbiote cutané
Publié le 17/01/2020
acne
Ocskay Bence - stock.adobe.com
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