Alors que le Collectif Inter-Hôpitaux a alerté, jeudi 28 octobre, sur la situation de tension au sein des services de pédiatrie en France, la ministre déléguée à l'Autonomie, Brigitte Bourguignon, a affirmé au Sénat jeudi soir, qu'il n'y avait « pas de tri » dans les services d'urgence pédiatriques.
« Sur la pédiatrie, c'est sûr, il y a des tensions, nous n'en disconvenons pas », a reconnu la ministre, au banc du gouvernement pour l'examen du projet de loi portant « diverses dispositions de vigilance sanitaire ».
« Mais il n'y a pas de tri, notamment dans les urgences », a-t-elle affirmé, ajoutant qu'« il est hors de question de ne pas prendre un enfant en urgence vitale ».
Un collectif à l'initiative de l'alerte
Dans une intervention, la sénatrice LR Sylviane Noël a rapporté avoir été alertée par un représentant du collectif « sur la situation catastrophique des services de pédiatrie dans notre pays où les enfants en urgence vitale ne peuvent plus être soignés en raison du manque d'effectifs ».
« On parle aujourd'hui de tri et de perte de chances dans ces services de pédiatrie », a affirmé la sénatrice de la Haute-Savoie.
« En ce mois d'octobre, nous n'avons pas pu accueillir cinq enfants en situation d'urgence vitale », avait déclaré jeudi matin lors d'une conférence de presse Oanez Ackermann, du service d'hépatologie pédiatrique du Centre hospitalier universitaire Bicêtre (AP-HP) dont 10 lits sur 24 sont aujourd'hui fermés.
« C'est du tri (...) car il n'y a plus de place d'hospitalisation », avait affirmé Véronique Hentgen, pédiatre au Centre hospitalier de Versailles évoquant notamment le report d'une chirurgie pour une infection ganglionnaire ou encore la non-hospitalisation d'un enfant nécessitant un électroencéphalogramme pendant 24 heures.
(avec AFP)
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