Le renoncement aux soins touche les populations les plus vulnérables. Il est plus élevé pour elles (2,5 fois plus important) que pour la population générale, pointe la Drees dans une étude publiée le 5 juin dernier. Concernant les soins dentaires, même en déclin, il montre aussi la persistance de l'écart entre les plus précaires et l'ensemble de la population. En témoigne une étude réalisée entre février et avril 2019 (Enquête Premiers pas) qui démontre que un peu plus de la moitié des personnes éligibles bénéficient de l'AME en 2019. Pourtant, près de la moitié des personnes interrogées déclarent souffrir de pathologies nécessitant des soins comme le diabète ou les maladies infectieuses. Et en même temps ces personnes ne sont pas du tout prises en charge ni par l'AME ni par l'assurance maladie. Pourquoi ? Un tiers des non-recourants n'ont jamais entendu parler du dispositif. Et même après cinq années de résidence, un bon tiers (35 %) ne bénéficient toujours pas de cette aide. On compte aujourd'hui 310 000 bénéficiaires de l'AME. Concernant respectivement la CMU-C et l'ACS* en juillet 2019, 5,8 millions de personnes bénéficient du premier dispositif et 1,3 million ont ouvert un contrat ACS. Le taux de recours à la CMU-C est estimé entre 56 et 68 %, celui de l'ACS entre 33 et 47%.
* Depuis le 1er novembre 2019, la complémentaire santé solidaire remplace la CMU-C et l'ACS. Le nouveau dispositif étend la couverture de la CMU-C aux personnes éligibles à l'ACS.
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes