À raison de huit joueurs pour chacune des 32 équipes participant à la Coupe du monde, ce sont 256 contrôles, autant à partir de prélèvements sanguins que de test urinaires, qui auront été effectués avant le coup d’envoi du Mondial, le 11 juin, a annoncé le Dr Michel D’Hooghe, président de la commission médicale de la FIFA (Fédération internationale). À l’issue de chacune des 64 rencontres programmées, a-t-il précisé, 2 joueurs par équipe passeront encore par le laboratoire. Le Dr D’Hooghe a confié qu’il avait bon espoir que, comme le précédent, ce Mondial 2010 serait « propre ». Le football, souligne-t-il, est « très rarement éclaboussé » par les affaires de dopage.
À Tignes, où ils effectuaient leur stage, les Bleus ont quant à eux fait l’objet de contrôles inopinés à deux reprises. En moins de vingt-quatre heures, 18 joueurs de l’Équipe de France ont subi des prélèvements.
Au sein même de la FIFA, les avis sont cependant partagés quant à la pertinence de la politique antidopage mise en œuvre. Pour le Pr Jiri Dvorak, médecin en chef de la fédération « les contrôles individuels systématiques pratiqués pendant et en dehors des compétitions sont réellement inefficaces » : « Les contrôles coûtent chaque année 30 millions de dollars, a-t-il expliqué. Dix cas positifs aux stéroïdes anabolisants sont repérés, sur 33 000 tests réalisés, soit un taux de 0,03 %. Pour attraper un seul tricheur, le monde du football doit dépenser trois millions de dollars. Aussi la question se pose réellement de savoir s’il est censé de continuer ainsi. »
Pour le Pr Dvorak, des politiques alternatives aux contrôles aveugles doivent être envisagées, comme les tests sanguins et urinaires réalisés quatre fois par an qui permettent d’identifier les joueurs dont les profils biologiques sont suspects. Et de cibler les contrôles.
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