Au-delà des divergences entre représentants des médecins spécialistes, le Syndicat national des cardiologues (SNC) – se définissant comme « poly-appartenant » aux diverses centrales syndicales (Avenir Spé, CSMF, FMF et SML) – avance plusieurs mesures pour défendre la cardiologie libérale dans le cadre de la crise sanitaire.
À dix jours du déconfinement, il exhorte la totalité des centrales à réclamer au ministère l’octroi d’un nombre « réellement suffisant » de masques protecteurs à la fois pour les médecins, leurs personnels et les patients. Du côté de la CNAM, le syndicat du Dr Marc Villaceque appelle de ses vœux une indemnisation financière « simple, compréhensible et rapide » pour tous les cabinets libéraux et en particulier pour les praticiens dont l’activité est menacée (le repli est de 60 % en moyenne chez les spécialistes mais parfois beaucoup plus). Les cardiologues souhaitent aussi l'ajournement « durable » des cotisations CARMF en cette période difficile. Et à l'unisson d'autres spécialités, ils demandent un effort « significatif » aux assureurs « qui fera oublier leurs silences assourdissants ».
Le SNC n'oublie pas la gouvernance administrative de la santé, jugée trop bureaucratique : il réclame l'arrêt de « la mise sous tutelle régionalisée de la médecine libérale » par les ARS. Ces dernières sont invitées à... respecter les consignes des conseils nationaux professionnels (CNP de spécialités) pour une reprise « harmonieuse » de l'activité ville/hôpital.
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