On considérait les calculs rénaux comme des cristaux de sels minéraux homogènes qui ne faisaient que grossir une fois formés dans les reins ou l'appareil urinaire. Une équipe associant des médecins et un géologue, rassemblés par la Mayo Clinic et l'université de l'Illinois, vient de prouver dans « Scientific Report » que la réalité est autrement plus complexe.
Première découverte : les calculs rénaux (constitués d'oxalate de calcium dans 70 % des cas) peuvent se dissoudre, et même alterner des phases de dissolution et de croissance à l'intérieur du patient. De plus, ils ne présentent pas une structure homogène mais sont constitués de couches successives, semblables à celles que l'on trouve dans des concrétions naturelles comme celles des récifs de coraux.
Ces nouvelles notions pourraient, à l'avenir, faire tomber le dogme selon laquelle seule une procédure chirurgicale est en mesure de venir à bout d'un calcul rénal qui ne peut être éliminé par une forte hydratation. Les auteurs suggèrent qu'il serait théoriquement possible de mettre au point des traitements favorisant les phases de dissolution et/ou bloquant la cristallisation.
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