« Que reste-t-il de nos amours ? Que sont devenus nos rêves, notre colère, notre âge de changer ce monde ? », s'indigne Jean-Pierre Thorn, réalisateur engagé et auteur connu du magnifique documentaire Oser lutter oser vaincre, Flins 68. Cette fois, il en remet une couche dans L'âcre parfum des immortelles. A travers une histoire d'amour vécue lors de la période soixante-huitarde avec sa jeune compagne d'alors morte prématurément à l'âge de 25 ans, il retrace de façon pleinement incarnée l'histoire des luttes ouvrières, de la rebellion des banlieues et du hip hop, jusqu'aux derniers événements d'action des gilets jaunes. Des témoins de chaque époque racontent leurs espoirs déçus ou à venir. Ancien établi dans les années soixante-dix où il s'est embauché comme OS à l'usine métallurgique Alsthom de Saint Ouen, il est revenu à l'action cinéphile militante et n'a cessé de dénoncer depuis lors les injustices sociales. De 1968 à 2018, la Marseillaise a remplacé l'Internationale dans les luttes sociales. Des regrets ?
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En salle depuis le 23 octobre. A l'Espace Saint Michel à Paris et au Georges-Méliès de Montreuil.
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