La FNEHAD regrette que l’HAD fasse du surplace

Publié le 12/06/2014

Crédit photo : VOISIN/PHANIE

L'hospitalisation à domicile ne progresse plus dans l’Hexagone, au grand regret de la FNEHAD (Fédération nationale des établissements d'hospitalisation à domicile) que préside l’ancienne ministre de la santé Elisabeth Hubert (photo). Une enquête menée par la Fédération auprès de ses adhérents relève une légère régression (-0,1% par rapport à la même période 2013) sur une fraction (40%) de l'activité d'hospitalisation à domicile, là où était attendu un taux de croissance annuel supérieur à 10%. La FNEHAD s’en inquiète et juge ce replis paradoxal, alors même qu’il y a quelques mois une circulaire ministérielle a prévu le doublement du nombre de patients pris quotidiennement en charge d'ici 2018.

De fait, la FNEHAD estime que la HAD peut être développée, notamment pour la chimiothérapie et la chirurgie. Pour les malades atteints d'un cancer, la FNEHAD préconise de développer la chimiothérapie à domicile, car une fois la première séance autorisée dans un établissement en cancérologie, les soins peuvent être administrés (par voie intraveineuse ou orale notamment) au domicile du patient. Or, moins de 100.000 journées de chimiothérapie sont réalisées dans le cadre de la HAD pour un coût journalier d'environ 200 euros, contre plus de 2 millions de séances en hôpital de jour (coût par journée d'environ 700 euros), selon la FNEHAD

La Fédération plaide aussi pour une hospitalisation à domicile de patients qui ont subi une intervention courte mais nécessitant une phase de soins de niveau hospitalier. Elle estime que "la durée de séjour avant ou après l'opération" peut "être ainsi sensiblement réduite".


Source : lequotidiendumedecin.fr