DE NOTRE CORRESPONDANTE
LES PROBLÈMES de santé liés à la sédentarité sont reconnus comme majeurs. C’est sur la base de ce constat que le réseau Villes-santé de l’OMS organisait un premier colloque à Paris, en mars dernier. À Lyon, l’Agence d’Urbanisme s’est également emparée de cette question, et a passé commande d’une première étude sur le thème, « Lyon ville marchante », à l’Institut d’urbanisme de l’université Lyon-II. Ce dernier a démontré qu’il était tout à fait possible d’aménager la circulation des piétons, pour des trajets quotidiens ou des courses, sur « la rive gauche du Rhône et jusqu’au quartier de la Part-Dieu », explique, Franck Scherrer, professeur à l’Institut. À la suite de ces travaux, l’Agence d’urbanisme a passé une commande plus importante, à savoir la conception d’un outil d’analyse croisée des champs de la santé et de la mobilité.
Bonnes pratiques.
Le résultat, présenté le 8 juillet dernier, est « une sorte de grande matrice des enjeux, croisant des définitions innovantes de la mobilité, qui ne sont pas uniquement liées aux déplacements mais aux capacités sociales, culturelles et cognitives des personnes concernées, à leur mobilité potentielle, et toutes une série d’entrées sur différentes dimensions de la santé », commente Franck Scherrer. L’Agence d’urbanisme souhaite promouvoir cette grille d’analyse auprès des collectivités territoriales désireuses de travailler sur ce thème et donc décliner de nouvelles politiques. À l’instar de ce qui se fait déjà dans certaines villes, « comme Genève ou Montréal, qui sont assez en avance sur ces questions de santé et de déplacement », poursuit cet universitaire.
À Montréal, par exemple, la direction de la Santé publique est partie prenante des projets d’urbanisme ou de réaménagement de voirie. Et pas uniquement pour mettre l’accent sur l’accidentologie mais aussi sur la lutte contre la sédentarité. Genève, pour sa part, est en pointe pour tout ce qui concerne le développement de l’activité physique des personnes, dans une attitude « proactive » par rapport à la ville : vélo, marche, mobilité virtuelle… « Genève réfléchit depuis longtemps à la marche à pied, à la prise en charge des déplacements de proximités, alors que nous sommes à la peine pour faire des politiques de déplacement à vélo ! » fait observer Franck Scherrer. Au-delà de cet outil d’analyse, l’Institut d’urbanisme de Lyon a également promis de définir 100 bonnes pratiques dans ces mêmes champs, santé et mobilité.
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