Generali va proposer dès le 1er janvier 2017 une option à ses contrats de complémentaires santé d'entreprise en France incitant ses adhérents à prendre en main leur santé en leur proposant des programmes de prévention ou de remise en forme.
Baptisée Generali Vitality, l'offre est gratuite et s'adresse à l'ensemble des contrats collectifs santé ou prévoyance. Pour être effective, elle devra être acceptée par le patron de l'entreprise adhérente. Chaque salarié sera ensuite libre d'adhérer ou non à cette option, sans discrimination liée à son état de santé.
L'assureur italien avait déjà lancé en juillet 2017 un programme similaire en Allemagne.
Des assurés « acteurs de leur bien-être »
« Nous pensons que nous avons un rôle essentiel à jouer en matière de prévention, a indiqué ce mardi 6 septembre Stéphane Dedeyan, directeur général délégué de Generali France. Avec Vitality, nous proposons un programme permettant à nos clients d'être acteurs de leur bien-être. »
Le programme se décompose en trois étapes. Le salarié volontaire évalue en ligne sa santé, son alimentation, son mode de vie, etc. Il est libre de ne pas répondre à toutes les questions posées. Generali lui envoie en retour, et en ligne, un bilan sur son état de santé.
Le salarié suit alors les recommandations qui lui sont suggérées (passer des examens médicaux complémentaires, faire baisser son indice de masse corporelle, s'engager dans un programme d'arrêt du tabac, pratiquer une activité physique, manger des produits frais, etc.), et obtient des points en fonction des résultats obtenus.
Les preuves de comportement sont les factures (abonnement à un club de sport ou à un programme de prévention). Pour un engagement à pratiquer le jogging, Generali propose des réductions importantes sur le prix de podomètres connectés, qui enverront à l'assureur le nombre de kilomètres parcourus chaque semaine. Quant aux produits frais, l'assureur est en phase finale de contractualisation avec une enseigne de la grande distribution, qui lui enverra directement les factures d'achat des adhérents au programme.
Ces bons comportements sont générateurs de points permettant à l'adhérent de bénéficier de réductions (jusqu'à 40 %) chez des enseignes partenaires (Decathlon, Sephora, FNAC, Club Med, etc.). Mais Generali ne propose pas de ristourne sur le prix de la police, puisqu'il s'agit d'une offre s'adressant aux contrats collectifs.
Des données anonymisées
La protection et l'anonymisation des données de santé des adhérents sont garanties, promet l'assureur. Une filiale basée en Allemagne gérera toutes les données de santé collectées, et ni Generali, ni l'employeur n'y aura accès, assure l'assureur. La filiale allemande a obtenu toutes les autorisations nécessaires auprès des différentes autorités d'outre-Rhin, et la CNIL (Commission nationale informatique et libertés) française a été prévenue.
Reste la tentation à terme de sélectionner les adhérents en fonction de leur profil. En juillet dernier, Marisol Touraine s'était déclarée « défavorable à des prises en charge conditionnées par le comportement des assurés ». Generali rejette la critique, assurant ne pas chercher à les choisir. « Nous prenons tout le monde, assure Stéphane Dedeyan, les gros, les maigres, les jeunes, les vieux, ceux en bonne comme en mauvaise santé. Et nous coachons anonymement tous ceux qui en font la demande. »
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