Quatre ans après la crise de la pilule, la baisse du recours à la contraception œstroprogestative se poursuit, même si elle reste le moyen le plus utilisé, a indiqué récemment Santé publique France dans son dernier Baromètre santé faisant suite aux enquêtes Fecond de 2010 et 2013.
En 2012, la plainte déposée par Marion Larat, une étudiante ayant eu un accident vasculaire cérébral (AVC) massif, visant les contraceptifs de 3e et 4e génération, qui ont été déremboursés par la suite, a frappé de discrédit l'ensemble des contraceptifs oraux.
Le recours à la pilule est passé de 45 % en 2010 à 40,5 % en 2013 et 36,5 % en 2016, indique Santé publique France. C'est dans la tranche des 20-29 ans que les plus gros changements ont été observés, le report se faisant soi vers le dispositif intra-utérin (DIU) et l'implant, soit vers le préservatif, dont le pourcentage d'utilisation a doublé dans cette tranche d'âge, passant de 9 % en 2010 à 19 % en 2016.
Le report vers le préservatif, qui est d'efficacité inférieure à la pilule, pose question, ce d'autant qu'il l'est par des femmes appartenant à des classes sociales les plus précaires dans la tranche 20-24 ans, est-il souligné dans le Baromètre santé 2016. « Des analyses complémentaires permettront de décrire la position sociale de ces femmes et leurs motivations afin de comprendre pourquoi elles n'ont pas été ou n'ont pas souhaité être réorientées vers des méthodes plus efficaces », concluent les auteurs du Baromètre santé.
Une génération post-pilule est en train de voir le jour. Le livre de Sabrina Debusquat publié début septembre en est l'une des manifestations, mais dont le contenu scientifique a heurté les gynécologues. Le CNGOF a publié en réponse sur son site internet un texte intitulé « Faut-il vraiment avoir peur de la pilule ? » pour faire état de la réalité des données scientifiques au sujet des risques vasculaires ou encore de cancers.
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