Dans la foulée de la publication des résultats de son essai de phase 1 pour un vaccin contre le Covid-19, la société américaine de biotechnologies Moderna a annoncé le lancement d’un essai de phase 3. L’étude doit débuter dès le 27 juillet avec 30 000 patients aux États-Unis, alors que les conclusions de la phase 2, menée sur 600 personnes depuis mai, sont encore attendues.
Connu sous le nom de mARN-1273, le candidat vaccin, s’appuyant sur des ARN messagers, a induit une réponse immunitaire chez tous les participants du premier essai. L’étude, publiée ce 14 juillet dans le « New England Journal of Medicine », a porté sur 45 patients (de 18 à 55 ans), répartis en trois bras (doses de 25 μg, 100 μg et 250 μg). Les participants ont reçu deux injections à 28 jours d’intervalle et tous ont déclenché des anticorps.
Plus d'anticorps que chez les convalescents
« Après la première vaccination, les réponses en anticorps étaient plus élevées avec une dose plus élevée », détaillent les auteurs, observant une augmentation des anticorps après la deuxième dose. L’activité sérique neutralisante a par ailleurs été détectée avec des valeurs moyennes supérieures à celles des patients convalescents.
Les effets secondaires (fatigue, frissons, maux de tête, myalgies, douleur à l’endroit de l’injection), légers ou modérés, étaient plus fréquents après la deuxième injection, en particulier avec la dose la plus élevée. « Trois participants (21 %) dans le groupe recevant 250 μg ont signalé un ou plusieurs événements indésirables graves », est-il précisé.
Ces résultats ont été qualifiés d'« encourageants » par l'immunologiste Anthony Fauci, du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (États-Unis). La phase 2, menée sur 600 patients, a débuté en mai. Les résultats n’ont pas encore été publiés.
L’essai de phase 3 testera le vaccin à la dose de 100 μg auprès de 30 000 patients, dont la moitié recevra un placebo. L’objectif sera de valider la sécurité du vaccin, mais aussi son efficacité en prévention d’une infection par le SARS-CoV-2 ou sa capacité, en cas de contamination, à prévenir la progression de l’infection et des symptômes. Prévue pour durer jusqu’en octobre 2022, l’étude devrait apporter des résultats préliminaires avant cette échéance.
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