La biotech française Biophytis a reçu l'autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) de lancer son programme de développement clinique COVA qui vise à évaluer l'intérêt de son candidat médicament Sarconeos (BIO101) dans le traitement de l’insuffisance respiratoire aiguë liée au Covid-19.
L'essai clinique de phase 2/3 randomisé et contrôlé contre placebo devrait démarrer dans les semaines à venir en France suivant le même schéma que les essais déjà autorisés en Belgique, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Un total de 310 patients devrait être inclus. Le critère d’évaluation principal est le taux de mortalité et de détérioration respiratoire à 28 jours.
Déjà testé dans dans la sarcopénie et la myopathie de Duchenne
« Cet essai démarrera en France notamment à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, associé à la faculté de médecine de Sorbonne Université, partenaire historique de Biophytis. Cette autorisation arrive à un moment clé de recrudescence de l’épidémie en France et en Europe, rappelant ainsi l’urgence de trouver des traitements innovants contre cette pandémie », souligne Stanislas Veillet, président-directeur général de Biophytis dans un communiqué de la biotech.
Sarconeos est une petite molécule, qui se présente sous la forme d'un comprimé oral et qui agit en activant le récepteur MAS, un acteur clé du système rénine-angiotensine. Des études précliniques ont montré sa capacité à stimuler la fonction respiratoire et il est en cours d'évaluation chez l'homme dans la sarcopénie et la myopathie de Duchenne. « Le projet COVA s'appuie sur les données cliniques et précliniques de Sarconeos (BIO101) dans ces maladies neuromusculaires », lit-on dans le communiqué.
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