En 2012, à peine arrivé au pouvoir, le nouveau gouvernement s’attaque à ce qu’il considère comme un obstacle majeur à l’accès aux soins : les dépassements d’honoraire des médecins du secteur II. Dans la profession, deux attitudes émergent. Il y a ceux qui se révoltent. Et il y a ceux qui négocient.
D’abord, les révoltés, parmi lesquels on trouve par exemple la FMF. « On encadrait le secteur II sans qu’il soit à aucun moment envisagé de revaloriser le secteur I », se souvient le Dr Jean-Paul Hamon, qui préside ce syndicat : « Il était hors de question de signer. » Aux côtés de la FMF, se tenait la toute jeune association de professionnels de santé, UFML : « On créait des médecins délinquants que l’on voulait juger dans des tribunaux d’exception », s’indigne son président, le Dr Jérôme Marty.
L’assassinat de la médecine libérale ?
La colère médicale s’exprime lors de manifestations qui se succèdent au mois de novembre 2012. Le 2 décembre, certains des protestataires versent du colorant alimentaire rouge dans quelques fontaines parisiennes, pour symboliser l’assassinat de la médecine libérale. Mais rien n’y fait. L’avenant 8, signé depuis le mois d’octobre, bénéficie du soutien de la majorité des syndicats représentatifs.
« Le gouvernement voulait supprimer le secteur II. Grâce à la négociation, nous sommes arrivés à un accord qui le préserve, qui met fin aux abus et qui crée le Contrat d’accès aux soins », se félicite le Dr Michel Chassang, qui présidait alors la CSMF. « Si le gouvernement avait mis en œuvre ce qu’il envisageait à l’origine, ça aurait gravement chauffé. Un conflit majeur a été évité », ajoute-t-il pour conclure.
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