Le British medical journal (BMJ) soutient officiellement une pétition qui appelle le corps médical à ne plus s’opposer à la solution du suicide assisté pour les adultes en phase terminale. L’appel, lancé par des professionnels de santé favorables à l’assistance à mourir, le Healthcare Professionals for Assisted Dying (HPAD), demande à la British medical Association et au collège royal d’adopter une position de neutralité à ce sujet. Cet appel intervient alors qu’un récent sondage réalisé pour l’association « Dignity in Dying » montre que sur 1 000 médecins généralistes au Royaume-Uni, 62 % sont favorables à cette neutralité. D’autres enquêtes publiques indiquent que la population se prononce à 80 % pour la légalisation de l’aide à mourir.
Autonomie des patients
« La question de la légalisation (de l’assistance à mourir) est un choix de société, pas une décision de médecins », estime la rédactrice en chef du BMJ, Fiona Godlee. « La réforme législative, avec tous les garde-fous qu’elle suppose, est une conséquence quasi-inévitable d’un changement de société vers une plus grande autonomie individuelle », ajoute-t-elle en faisant le parallèle avec la réforme de l’avortement des années 1960. Cette évolution se fera avec le temps et « n’arrivera que lorsque nous considérerons la mort comme un moment central de notre vie, et à force de voir des fins de vie douloureuses comme lorsque nous étions confrontés à des avortements clandestins ».
Alors que se tient aujourd’hui, à Zurich, le congrès annuel de la Fédération mondiale des associations pour le droit de mourir, bon nombre de représentants attendent de voir comment évoluera le texte français sur la fin de vie. Si la France adoptait une loi en faveur d’une forme d’assistance médicalisée à mourir pour les personnes atteintes d’une maladie incurable, « alors l’Allemagne suivra très rapidement dans le même sens », assure le président de la Fédération, Ted Goodwin.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué, au début du mois, que la loi Leonetti de 2005 sera « perfectionnée ». « Les soins palliatifs existent et ne sont pas toujours développés partout dans les mêmes conditions. Donc, il y a toute une série de progrès que l’on peut faire et qui doivent respecter la dignité de la personne et, en tout état de cause, sa libre détermination », avait-il ajouté.
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