Si la présence d’ARN viral dans le sperme est fréquente après une infection symptomatique à Zika et peut persister plus de 6 mois chez certains, l’excrétion de virus est revanche plus rare et ne se ferait que pendant les premières semaines de la maladie. Telle est la conclusion plutôt rassurante d’une étude publiée dans le NEJM.
Ce travail a suivi 184 hommes ayant eu une infection symptomatique par Zika. Ces sujets ont bénéficié d’analyses d’urine et de spermes régulières, pendant 6 mois. Au total, 1 038 échantillons d’urines et 1 327 de spermes ont été examinés.
L'ARN viral a été détecté chez 33 % des hommes inclus dans l'étude, avec une plus forte proportion de tests positifs (61 %) parmi ceux ayant eu des prélèvements précoces, dans les 30 jours suivant l'apparition de la maladie. Les facteurs de risque de présence prolongée d’ARN étaient l'âge avancé ; la présence d’une conjonctivite et l’absence d'arthralgies au moment de la maladie ; et des éjaculations moins fréquentes.
Si la présence d'ARN virale était fréquente, les échantillons contenant de l’ARN se sont révélés potentiellement infectants (culture positive) dans à peine 4 % des cas, et uniquement en cas de prélèvements réalisés dans les 30 jours suivant l'apparition de la maladie et si la charge virale était supérieure à 7 log10 ARN/ml.
« Cette découverte suggère qu'il existe une courte période pendant laquelle les hommes infectés par le virus Zika peuvent transmettre ce virus par contact sexuel » analyse Heinz Feldmann (Hamilton), dans un éditorial publié avec l’étude.
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