Vendredi 8 décembre, une douzaine de chercheurs de l'Institut national de recherche et de sécurité de Nancy terminent une course à pied entamée depuis Nancy jusqu'au ministère du Travail. Ils protestent contre les nouvelles coupes budgétaires (-20 %) et d'effectifs (- 10 %). Est envisagée une perte de 18 millions d'euros sur un budget total de 82 millions et une réduction de 60 postes. Les personnels de l'institut qui a déjà perdu 30 postes et 10 % de son budget craignent pour sa survie. Et plaide pour son utilité. Plus de 1 000 décès seraient liés au travail chaque année. Ils équivalent à 40 millions de journées perdues pour l'économie et un coût financier de six à huit milliards d'euros pour la collectivité selon Christian Darne, délégué syndical CFDT. Ronald Schouller, le président du CA de l'institut enfonce le clou en parlant d'« un mauvais coup porté à la prévention ». L'Institut est financé par la branche accidents du travail/maladies professionnelles de la Cnam, qui est bénéficiaire. Cinq cent quatre-vingt salariés y travaillent, dont 200 chercheurs répartis à Nancy et Paris.
Accéder au rapport annuel de l'INRS publié le 28 novembre dernier : http://bit.ly/2kv9PtN
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