L'instauration de contraventions pour réprimer l'usage de drogues, annoncée mercredi 24 mai dernier par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, est une mesure « efficace » qui permettra de « désengager du temps de travail » des policiers et magistrats. L'objectif de cette nouvelle mesure ne serait pas la dépénalisation, mais la contraventionalisation. D'ailleurs, le candidat Macron ne s'était pas engagé à dépénaliser l'usage du canabis. La loi de 1970 pénalise l'usage et le trafic d'une peine d'un an de prison maximum et 3 750 euros d'amende.
Seulement 20 000 rappels à la loi ou injonctions thérapeutiques
Le constat est sévère. Pour 180 000 personnes arrêtées en situation d'infraction d'usage et de stupéfiants, six heures de procédure sont consacrées par chaque policier ou gendarme et autant d'heures passées par le magistrat sur chaque dossier. Au final, seulement 20 000 rappels à la loi ou injonctions thérapeutiques sont prononcées. Selon Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, il s'agirait de donner une contravention d'une centaine d'euros, à régler rapidement, si possible immédiatement. Ensuite viendrait le volet coercitif avec de la prison si nécessaire. Ces mesures devraient être mises en place d'ici un délai de trois à quatre mois. En 2014, 17 millions de personnes disaient avoir déjà pris du cannabis dans leur vie et 700 000 en consommeraient quotidiennement, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
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