La ministre de la Santé s'est indignée de l'appel du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France (Syngof) à menacer de grève la pratique des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Le syndicat tente de faire pression sur le ministère de la Santé pour « régler le cas de quinze médecins condamnés à de lourds dommages pour erreur médicale ». « En aucun cas une telle prise en otage des femmes ne peut servir de levier de négociation ou de médiatisation, a réagi la ministre dans un communiqué, assurant suivre ce dossier (...) de très près. » Ces propos vont « à l'encontre du respect inconditionnel du droit à l'IVG », a-t-elle ajouté, regrettant « l'image faussée des médecins gynécologues obstétriciens de France que renvoient ces nouvelles déclarations inacceptables de la part d'un syndicat qui entend les représenter. » Le Syngof s'était déjà trouvé au coeur d'une polémique en septembre dernier avec son président, le Dr Bertrand de Rochambeau. Ce dernier avait assimilé l'IVG à un « homicide et déclaré ne pas être là pour retirer des vies ». L'Ordre des médecins considère cette décision comme « fermement contraire à la déontologie médicale » : un passage à l'acte aurait des « conséquences potentiellement dramatiques ».
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