Comment rendre la France plus attractive et quels sont ses atouts en matière d'essais précoces ? « Nous avons la chance d'avoir une médecine socialiste », lâche le Dr Christophe Massard, (chef du département d'innovations thérapeutiques et d'essais précoces, Institut Gustave-Roussy) où les patients accèdent aux soins les plus performants sans condition de ressource. Pour autant, la position française est attaquée sur de nombreux fronts. Certes, en 2017 et 2018, le nombre d'essais en phase précoce est demeuré stable après une chute brutale en 2016. Mais l'Hexagone peut mieux faire. « La France est en cinquième position au niveau européen sur les essais industriels derrière l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique, l'Espagne pour les essais en phase précoce, précise Thomas Borel (Leem). Reste que nous sommes confiants pour l'avenir. » D'autres données en provenance des laboratoires traduisent un affaiblissement de la position française. « Entre 2008 et 2011, le ratio entre premiers essais chez l'Homme et phase 1 b s'établissait à 50 %. Ce ratio désormais est plutôt à 80 %, voire 85 % en faveur des phases 1b », précise Toufik Bendahmane (laboratoire Roche). Le constat est partagé par Pascal Piedbois, directeur médical de Bristol-Myers-Squibb. Il y a une perte de compétitivité. Mais l'amélioration est tangible. Reste les mêmes progrès à réaliser pour les CCP. Le modèle à suivre serait dans ce domaine l'ANSM. L'agence a nettement amélioré ses performances, comme l'ont noté tous les observateurs. Aujourd'hui, les délais d'instruction sont compris entre 40 ou 25 jours selon le type d'études à comparer avec les 60 jours définis par la réglementation. Dans le même temps, un dispositif accéléré d'autorisation d'essais cliniques (Fast track) a été mis en place. En février 2019, la procédure pilote a été étendue aux médicaments de thérapie innovante et aux essais à design complexe. l'ASNM a été très présente au cours de cette journée. La HAS en revanche n'a pas jugé utile d'y participer. Y aurait-il des motifs autres que des problèmes d'agenda à cette absence ?
Phase précoce en cancérologie, la France en 5 e position en Europe
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Publié le 28/11/2019
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Crédit photo : GARO/PHANIE
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Source : lequotidiendumedecin.fr
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