Créée en 2019, la grande plateforme de données de santé (Health Data Hub) va enfin quitter les centres de données de Microsoft pour rejoindre un nouvel opérateur souverain, échappant aux lois américaines, a annoncé le gouvernement vendredi 6 février.
Dès lundi 9 février, une procédure de mise en concurrence publique sera lancée pour trouver un nouvel hébergeur, qui sera choisi parmi des opérateurs de cloud (par exemple les Français OVH, Cloud Temple ou Sens) déjà qualifiés SecNumCloud. Ce label exige de ne pas être soumis à une législation non-européenne et exclut de fait les géants du cloud comme Microsoft, Amazon Web Services ou Google, soumis aux lois extra-territoriales américaines. L’attribution du marché interviendra fin mars 2026.
Des « bulles sécurisées » pour les chercheurs
La plateforme va accueillir une copie de l’ensemble des données de santé de l’Assurance-maladie. Les chercheurs pourront en toute sécurité les utiliser au sein de « bulles sécurisées » de travail, indique le gouvernement.
La polémique sur l’hébergement de cette base de données par la plateforme Azure de Microsoft empoisonne depuis le début le projet au point de freiner son extension. Face aux risques d’intrusion des autorités américaines dans les données, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) n’avait jamais donné son accord pour un transfert global de toutes les données de l’Assurance-maladie vers la plateforme. À peine avait-elle donné son feu vert pour des transferts de données limités dans le temps et pour des projets précis à rebours de la logique d’entrepôt souhaitée au départ.
Petit poids à la naissance : l’effet délétère de la chaleur est aggravé par une faible végétalisation et la pauvreté
Quinze ans après Fukushima, quelles leçons pour la santé des populations ?
AVC de l’œil : la ténectéplase pas plus efficace que l’aspirine mais plus risquée
Cancer du sein post-partum : la sénescence favorise la dissémination des cellules