Est-il possible d’empêcher d’éternuer ? Il paraît qu’à la cour d’Angleterre, où l’étiquette interdisait l’éternuement, on arrêtait net le spasme débutant en se pinçant fortement le bout du nez et en le relevant énergiquement. Exécuté à temps, ce mouvement réussit assez bien. Mais ce n’est qu’un palliatif et mieux vaut tâcher de couper le rhume commençant.
Au Wellesley College, où l’on se pique de modernisme, l’Administration tutélaire vient de faire édifier, pour les élèves, un « sternutatorium » où est expédiée d’office toute personne qui se sent des inquiétudes nasales. Ce « sternutatorium » comprend une série de cabines entièrement closes où l’on fait arriver des vapeurs de formol, mélangées d’eucalyptus. Le candidat au rhume y séjourne quelques instants et, en sortant de là, il est, paraît-il, complètement désinfecté, incapable d’éternuer ni de contaminer ses camarades. Voila une invention qu’on ferait joliment bien d’appliquer dans le Métro !
(La Chronique médicale, 1926)
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