Vu son implication sur le sujet, la nomination n’a rien de surprenant. La députée socialiste Michèle Delaunay vient d’annoncer qu’elle prenait la tête de l’Alliance contre le tabac. Elle succède ainsi à l’ex-député Les Républicains Yves Bur pour présider cette organisation qui réunit une trentaine d’associations engagées sur le sujet.
Élue Présidente de l'Alliance contre le #tabac je poursuivrai le combat contre ce carnage sanitaire et financier https://t.co/05DqLRO9yz
— Michèle Delaunay (@micheledelaunay)
15 Décembre 2015
La cancérologue et ex-ministre déléguée aux personnes âgées a rappelé son « engagement très profond » sur cette question. "On reste trop taiseux devant une drogue qui est la plus addictive des drogues - plus que l'héroïne -, et plus dangereuse sur le plan de la vie que toute autre drogue", a-t-elle souligné, rappelant que le tabac fait 78.000 morts par an en France (et un millier de plus avec le tabagisme passif) et "représente 25 milliards de coût sanitaire par an", soit trois fois le déficit de la Sécurité sociale.
Dans ses nouvelles fonctions, la députée de Gironde a dit avoir deux cibles principales: l'opinion publique et les médecins qui "disent trop peu aux patients qu'ils meurent du tabac". Elle a plaidé pour faire entrer dans l'alliance des associations de victimes du tabac, "pratiquement inexistantes", soulignant que si les familles des victimes se réunissaient, "cela ferait une force politique considérable". Si toutes envoyaient "un faire-part de décès au président de la République", il recevrait 220 lettres par jour, a-t-elle dit. "Les politiques ne bougeront que sous la pression de l'opinion publique" a-t-elle ajouté.
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