« La couverture des besoins des patients est assurée », indique l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Alors que la grippe et la bronchiolite s’installent dans l’Hexagone, les stocks de médicaments « restent suffisants chez les industriels, les grossistes-répartiteurs et en pharmacie », poursuit-elle.
Depuis la saison hivernale 2023 – 2024 marquée par des pénuries de certains traitements, le gendarme du médicament assure un suivi des approvisionnements de 14 molécules dites « sentinelles » dans le cadre d’un plan hivernal. Un point de situation (données d’approvisionnement et retours du terrain) est proposé chaque mois.
Sont concernés par ce suivi les traitements utiles aux pathologies fréquentes à cette saison : des antibiotiques (amoxicilline, l’association amoxicilline/acide clavulanique, azithromycine et clarithromycine), des traitements contre la fièvre (paracétamol), des corticoïdes (prednisolone) et des traitements de l’asthme (fluticasone et salbutamol). Certains dispositifs médicaux (matériels utilisés en réanimation pédiatrique et adulte et des tests rapides d’orientation diagnostique - trod) font également l’objet d’une surveillance renforcée.
La consommation d’antibiotiques sous surveillance
En parallèle des données rassurantes sur les stocks « à ce jour », l’ANSM s’inquiète d’un éventuel « usage abusif et/ou inapproprié des antibiotiques », d’autant que l’année 2024 a été marquée par un rebond de leur consommation et prescription. Après une décennie de baisse qualifiée de « modérée » (entre 2014 et 2023), Santé publique France a en effet alerté en novembre d’une « reprise nette de la consommation d’antibiotiques en ville en 2024 », plaçant cette année-là la France au deuxième rang des consommateurs d’antibiotiques en Europe.
Depuis septembre, l’ANSM observe une hausse des ventes de l’association amoxicilline-acide clavulanique (dosage adulte 1 000 mg/125 mg) pour atteindre un volume plus élevé qu’au cours des années précédentes, notamment avant la pandémie de Covid. « Ce constat soulève la question du bon usage de cet antibiotique », souligne l’ANSM, rappelant que leur utilisation « favorise l’émergence de l’antibiorésistance ».
Les médecins sont ainsi invités à prescrire des antibiotiques « uniquement » lorsque cela est nécessaire et à privilégier les molécules à spectre étroit, avec des posologies et durées de traitement conformes aux recommandations.
Maladie de Crohn : découverte d’un virome sanguin spécifique
Troubles psychiatriques : des recoupements génétiques entre des maladies très différentes
En Europe, un tiers des décès liés à des blessures est causé par l’alcool
L’Institut du cerveau découvre des marqueurs neurophysiologiques du « blanc mental »