A partir de septembre, certaines pharmacies ne seront peut-être plus en mesure de délivrer des médicaments à base de valsartan, alerte l'Agence du médicament et des produits de santé (ANSM). Des tensions d'approvisionnement existent en effet depuis plusieurs mois, à la suite d'un rappel mondial de certains médicaments (voir liste) fabriqués par la société chinoise Zhejiang Huahai Pharmaceuticals. Ceux-ci contenaient une substance classée comme probablement cancérogène : la N-nitrosodiméthylamine (NDMA).
En France, par précaution, les lots concernés par ce défaut de qualité ne sont plus commercialisés depuis juin. Le retrait des produits dans les pharmacies a porté sur à peu près la moitié des médicaments à base de valsartan. Près de la moitié des patients traités en France avec cette molécule sont concernés, soit environ 1,3 million de personnes.
Pas de nouveau traitement par valsartan
Dans ce contexte de pénurie, l'ANSM a donc mis en place un contingentement selon les recommandations de la Haute autorité de Santé (HAS) et de la Société française d'hypertension artérielle (SFHTA). L'agence du médicament demande donc aux médecins « de ne plus initier de traitement par valsartan » et ce « dans le but de préserver les stocks de valsartan restants et garantir la prise en charge des patients pour lesquels il n'existe pas d’alternative ».
Avec AFP
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