M. Dagron, dans " La Clinique ", démontre que les talons très hauts adoptés actuellement par nos élégantes provoquent de multiples accidents. Le pas devient court et saccadé, le corps est porté en avant, la jambe devient sensible à la pression, surtout le long des muscles de la région postérieure profonde. La malade marche sur son avant-pied, les orteils sont en marteaux, la première phalange hypertendue sur le métatarsien.
La conséquence forcée de ces surmenages musculaires apparaît à la première occasion. La maladresse de la marche engendre les entorses du genou et du cou-de-pied, les fractures du péroné, pour ne citer que les traumatismes les plus fréquents, et plus tard entraîne les lésions veineuses du membre inférieur.
Si, malgré ces conseils prophylactiques, la mode et les élégantes persistent dans l'abus du haut talon, il faudra proposer aux pauvres victimes : gymnastique, rééducation, massage. Aux périodes douloureuses, l'effleurage dans le sens de la fibre musculaire calmera la contracture ; et, surtout, il ne faut pas tomber d'un excès dans un autre en cherchant à reposer dans des mules les fatigues d'une promenade en chaussure hypertalonnées.
("Paris médical : la semaine du clinicien ", 1912)
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