Remaniement de direction chez Sanofi. Le DG du géant pharmaceutique français, le Britannique Paul Hudson, quittera ses fonctions dès le 17 février 2026. Sa remplaçante, l'actuelle patronne du groupe pharmaceutique allemand Merck KGaA, Belén Garijo, a été nommée directrice générale par le conseil d’administration et « elle prendra ses fonctions à l’issue de l’assemblée générale du groupe qui se tiendra le 29 avril », a annoncé Sanofi. Dans l’intervalle, Olivier Charmeil, vice-président exécutif Médecine générale et membre du comité exécutif depuis 2011, assurera les fonctions de DG par intérim, précise le groupe.
La priorité de Belén Garijo, médecin de formation et de nationalité espagnole, sera « de renforcer la productivité, la gouvernance et la capacité d’innovation de la Recherche & Développement » (R&D), ainsi que d'accélérer la « préparation de l’avenir du groupe ». Elle a exercé pendant six ans en milieu hospitalier avant d’entamer une carrière dans l’industrie pharmaceutique. Le Britannique Paul Hudson, issu du marketing, exerçait les fonctions de directeur général depuis le 1er septembre 2019. Son départ intervient après de récents revers en R&D et une trajectoire boursière en berne, l'action ayant perdu environ 13 % en 2025.
Le pari de l’immunologie
« Un éventuel changement de direction chez Sanofi faisait l’objet de discussions depuis un certain temps, la stratégie de R&D du groupe ayant rencontré des difficultés », écrivent les analystes de Jefferies dans une note.
Sous Paul Hudson, Sanofi a fait le pari de l'immunologie et augmenté dès 2023 les investissements pour renforcer sa R&D. Son mandat a été marqué par la vente l'an dernier de la participation majoritaire de Sanofi dans Opella, qui fabrique l'emblématique paracétamol Doliprane, pour 10,7 milliards d'euros au fonds d’investissement américain CD&R.
Sanofi, qui fut à la traîne pour le vaccin contre le Covid-19, cherche parallèlement à mettre au point de nouveaux médicaments pour prendre le relais de son produit phare, l'anti-inflammatoire Dupixent, qui a atteint plus de 15 milliards de ventes l'an dernier mais qui perdra son brevet dans 5 ans au plus tôt.
Le groupe a subi récemment des déboires, notamment dans un essai clinique de son candidat‑médicament tolebrutinib pour le traitement de la principale forme de la sclérose en plaque qui n'a pas été concluant. Ensuite, fin décembre, l'agence américaine du médicament a refusé d'approuver le traitement pour une forme moins fréquente de cette même maladie.
En septembre, le cours de Bourse de Sanofi avait chuté après que les résultats d'une étude clinique avaient déçu les investisseurs sur son traitement amlitelimab contre la dermatite atopique. En mai, l'action avait pâti de l'échec d'une étude clinique dans la dernière étape avant la commercialisation d'un traitement potentiel contre la bronchite du fumeur.
Ipsen affiche sa confiance en 2026
Le groupe pharmaceutique français Ipsen a tiré ce jeudi un bilan positif de l'exercice écoulé qui lui donne confiance dans ses perspectives 2026 et 2027, d'autant que les ventes de son médicament phare, l'anticancéreux Somatuline, devraient profiter des difficultés de production de ses concurrents génériques. Le chiffre d’affaires du groupe a augmenté de 8,1 % en 2025, pour atteindre 3,67 milliards d'euros. Son bénéfice net a bondi de 27,9 %, à 444,5 millions d'euros.
Pour 2026, l'entreprise vise une croissance de ses ventes supérieure à 13 % à taux de change constant ainsi qu'une marge opérationnelle des activités supérieure à 35 % des ventes totales, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Ipsen a démarré l'année sur une autre bonne nouvelle : en janvier, il a remporté une bataille juridique l'opposant au groupe suisse Galderma, ce qui lui permet de reprendre tous les droits sur ses programmes de toxines en phase clinique, dont celle à longue durée d'action dans le domaine de l’esthétique.
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