Le groupe pharmaceutique américain Merck (MSD hors Amérique du Nord) a publié ce mardi des résultats en nette hausse au quatrième trimestre, toujours soutenu par ses médicaments en oncologie mais aussi par la santé animale.
Sur la période allant de début octobre à fin décembre, le chiffre d'affaires du laboratoire a grimpé de 5 % pour atteindre 16,4 milliards de dollars, plus qu'attendu. Sur cette période, le bénéfice net s'affiche en repli de 21 % à quasiment trois milliards de dollars, lesté par des coûts de restructuration. Le groupe avait annoncé fin juillet des suppressions d'emplois dans le cadre d'un plan d'économies visant à réduire ses dépenses de trois milliards de dollars par an d'ici 2027.
Merck a continué d'être porté par la croissance des traitements contre le cancer et les maladies cardio-vasculaires et respiratoires, ainsi qu'en santé animale. Les ventes du médicament vedette du groupe, le Keytruda (oncologie), ont atteint 8,4 milliards de dollars (+7 %) avec une forte demande dans les indications métastatiques mais aussi les traitements en phase préliminaire. Les ventes de la division santé animale ont grimpé de 8 % à 1,5 milliard de dollars, portées par les produits pour le bétail. À l’inverse, le chiffre d'affaires du Gardasil (vaccin HPV) a continué de reculer (-34 % à 1 milliard de dollars), souffrant du recul de la demande en Chine et au Japon après une vaste campagne de vaccination.
Pour 2026, le groupe, qui a passé un accord sur les prix avec l'administration Trump à l'instar d'autres laboratoires, table sur des ventes comprises entre 65,5 et 67 milliards de dollars, ainsi qu'un bénéfice par action hors éléments exceptionnels entre 5 et 5,15 dollars.
Pfizer multiplie les essais cliniques
De son côté, le géant pharmaceutique Pfizer confirme ce mardi 3 février ses objectifs pour l’année en cours.
« Des actions stratégiques en 2025 nous ont aidés à résoudre des incertitudes importantes, y compris obtenir une plus grande clarté sur les prix et les droits de douane, et ont démontré la résilience de nos activités », a commenté Albert Bourla, PDG du groupe Pfizer, dans une déclaration accompagnant les résultats. Le laboratoire avait également annoncé fin septembre un accord avec le gouvernement américain pour baisser le prix de certains produits vendus aux États-Unis en échange d'une exemption de droits de douane.
Concernant ses activités, le PDG de Pfizer a souligné que le groupe avait obtenu quatre feux verts réglementaires « cruciaux » et lancé onze études cliniques fondamentales. Dans un communiqué distinct, Pfizer a fait le point sur une étude portant sur un traitement anti-obésité utilisant l'hormone gastro-intestinale (GLP-1), qui entraîne une « perte de poids statistiquement importante » à 28 semaines. L'entreprise prévoit à cet égard un « vaste programme de développement lié à l'obésité » avec plus d'une vingtaine d'essais cliniques prévus en 2026 dont une dizaine en phase 3 -avant mise sur le marché.
Pfizer a finalisé en novembre l'acquisition de la biotech américaine Metsera, spécialiste des traitements anti-obésité, après une brève bataille de surenchères avec le Danois Novo Nordisk. Le groupe a dû débourser près de 10 milliards de dollars, soit quasiment le double de l'accord initial conclu en septembre.
Fort de son pipeline de projets, le géant pharmaceutique a donc confirmé ce mardi ses objectifs pour l'exercice en cours, qu'il avait dévoilés mi-décembre et qui avaient déçu les marchés. Ces derniers comptaient sur son plan stratégique et sur ses dernières acquisitions pour doper davantage ses performances.
Pfizer avait prévenu que son chiffre d'affaires allait continuer de pâtir du reflux des cas de Covid-19 dans le monde et de pertes d'exclusivité. Il devrait ressortir entre 59,5 et 62,5 milliards de dollars, contre 62,58 milliards en 2025. Les traitements anti-Covid (vaccin Cominarty et médicament Paxlovid) devraient générer environ 5 milliards de dollars en 2026, contre 6,73 milliards en 2025 (-40 % par rapport à 2024).
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